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"Mérérouka"
© COPYRIGHT GÖTTINGER MISZELLEN 176 (2000)
GÖTTINGEN, ALLEMAGNE

La vectorialité de la scène des travaux des champs chez Mérérouka.
Étude sur le sens de lecture des parois des mastabas de l'Ancien Empire

Valérie ANGENOT



J'ai publié dans les Annales d'Histoire de l'Art et d'Archéologie (Bruxelles) un article traitant du sens de lecture des parois dans les tombes privées de l'Ancien Empire (1). Cette revue est peu accessible aux égyptologues en dehors de Belgique, je vais donc, avec l'aimable autorisation de son secrétaire de rédaction, le professeur Thierry Lenain, en résumer les principales données.

L'organisation des registres et des scènes d'une même paroi a longtemps été jugée fantaisiste ou arbitraire. Dans mon article, j'ai essayé de démontrer que non seulement elle ne l'était pas, mais que cet agencement minutieux et recherché correspondait, pour les Égyptiens, à une nécessité.

Le mouvement du regard induit par le déchiffrement d'un vecteur -le plus souvent temporel- forme une figure que j'ai proposé d'appeler "vectorialité". En d'autres termes, le lecteur d'une paroi de mastaba se trouve d'abord dans une incertitude quant au sens du déchiffrement de l'ensemble des registres; cette incertitude, il va la lever en projetant sur l'ensemble des unités (2) un certain ordre de lecture qui résulte d'une logique de succession. Celle-ci doit être de type linéaire (par exemple chronologique): X est antérieur à Y qui est antérieur à Z.

Or, parmi les thèmes représentés sur les parois des mastabas, très peu nécessitent une organisation chronologique; les défilés de domaines ou les porteurs d'offrandes présentent une suite dans l'espace, et non dans le temps, tandis que l'activité des artisans et les scènes de chasse ou de pêche se réduisent généralement à un seul moment clef de l'action. C'est pourquoi je n'en tiendrai guère compte dans ce contexte.

(…)


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